vers un excellent millésime 2017



Selon l’Insee, 91.700 emplois ont été créés dans le secteur privé au deuxième trimestre.

Le secteur privé a créé 91.700 postes au deuxième trimestre, soit une hausse de 0,5 % par rapport au premier, pour atteindre 19.206.700, selon les données provisoires publiées vendredi par l’Insee. Une telle progression, la 11ème consécutive , n’avait jamais été atteinte depuis la fin de 2010, quand l’indicateur a commencé à être mesuré sous ce format.

La création d’emploi a encore une fois été tirée principalement par les services marchands mais la progression a aussi été alimentée par l’emploi temporaire qui a pour la première fois dépassé la barre des 700.000 postes. S’y est ajouté un autre signal positif : la confirmation de l’éclaircie dans la construction. Après avoir détruit des emplois sans discontinuer entre fin 2008 et fin 2016 – environ 200.000 -, le secteur vient d’enchaîner deux trimestres de – légère – création nette de postes. En outre, l’hémorragie s’est interrompue dans l’industrie, où l’emploi s’est quasiment stabilisé au deuxième trimestre.

En attente de confirmation

Résultat, les trois quarts de la progression de l’emploi salarié constatée en 2016 a déjà été réalisée sur la première moitié de 2017. Et, signe de l’amplification du dynamisme du marché du travail, sur 12 mois, l’Insee a recensé près de 300.000 emplois nouveaux.

Même si la comparaison doit être prise avec précaution pour cause de changement de thermomètre, si la tendance se confirme (les données définitives seront publiées le 22 septembre) et si elle se poursuit, le nombre de créations d’emploi se rapprocherait cette année du record historique de 2007, où 352.000 nouveaux postes avaient été enregistrés. La croissance du PIB sera pourtant beaucoup plus faible : autour de 1,6 % contre 2,2 %, mais son contenu en emplois s’est renforcé.

On saura très bientôt si la forte hausse de l’emploi salarié s’est accompagnée d’une franche baisse du nombre de chômeurs : l’Insee publiera jeudi le taux de chômage au sens du BIT pour le deuxième trimestre. Celui-ci s’est stabilisé au début de l’année, après avoir baissé à la fin de 2016 alors que les statistiques mensuelles du ministère du travail font du yoyo mais s’inscrivent sur trois mois en baisse.

Marge de manoeuvre budgétaire

Si elle se confirme, la performance du marché du travail est une bonne nouvelle pour les finances du régime d’assurance chômage. Entre janvier et juin, il y a eu déjà 150.000 créations d’emploi alors que, dans ses dernières prévisions, en juin, l’Unedic ne tablait que sur 186.000 emplois affiliés de plus sur l’année.

Les autres comptes sociaux aussi vont être impactés positivement par l’amélioration du marché du travail, qui pourrait contribuer à dégager des marges de manoeuvre budgétaires. Va s’y ajouter le dynamisme de progression des rémunérations que montrent les données – provisoires aussi – publiées vendredi par la direction de la recherche du ministère du travail. Au deuxième semestre, le salaire mensuel de base mesuré dans les entreprises de 10 salariés ou plus (hors agriculture et emplois publics) a augmenté de 0,4 % après +0,6 % au premier.

– L. de C.

@leiladeco










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