Valls, son sang et nos larmes.

Il a promis des « sacrifices« , on n’en doutait pas.

« Je ne veux pas dire aux Français que d’ici deux à trois ans nous en aurons fini avec les sacrifices. »

Manuel Valls a eu cette formule curieuse, entre Noël et le jour de l’an.

Il pouvait être fier, « El Mundo« , le fameux quotidien de centre-gauche espagnol, l’a qualifié d’homme de l’année. Nos voisins subissent pire, il faudrait leur pardonner.

« L’Espagnol qui veut changer la France »

Manuel Valls a concédé une (trop) large interview à ce quotidien voisin. C’est là, là-bas, qu’il a expliqué qu’il faudrait des années de sacrifices. Manuel Valls abuse des mots et des formules. Il y a peu, il célébrait la mémoire de l’action ouvrière en France.

Le voici qu’il promet des années de sacrifice pour rendre nos entreprises nationales compétitives dans la grande guerre économique mondiale.

« Nous devons faire des efforts pendant des années pour que la France soit plus forte, pour que ses entreprises soient plus compétitives et pour que son secteur public soit plus efficace, avec moins de coûts et moins d’impôts. « 

Tout le monde connait la recette. Il n’y a rien de nouveau, rien d’innovant. Si les salaires baissent, si possible à un niveau au plus proche des comparaisons du tiers monde, nos entreprises seront sacrément compétitives. 
Manuel Valls enfonce le clou sur un argument  hérité des années 1900.
« Avec plus de croissance, il y aura bien sûr plus de travail et on pourra augmenter les salaires, mais l’effort pour parvenir à un État plus efficace, plus stratégique mais avec moins de coûts, devra continuer. « 

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