Travailler très peu pour gagner très peu : c’est la situation d’un nombre croissant de femmes dans les services à la personne

(par Jean Gadrey et Florence Jany-Catrice)

L’économiste Philippe Askenazy a signé, dans Le Monde du 23 janvier, une tribune : « Smic : la France à contre-courant ». Il y montre avec d’excellents arguments qu’il faut faire progresser le Smic horaire et qu’il n’y aurait aucun inconvénient, et beaucoup d’avantages, à ce que le Smic mensuel à temps plein atteigne 1 500 euros en 2012. Fort bien. Mais les bas salaires, en France, tiennent moins à l’insuffisance (réelle) du Smic horaire qu’à l’extrême faiblesse du nombre d’heures de travail dans certains secteurs, dont l’un, en pleine expansion, bat tous les records. (lire la suite…)