Robert Gordon et la fin de la croissance : stimulant mais partiel

Quand des gens jugés un peu trop écolos écrivent des livres remarquablement argumentés sur « la fin de la croissance » (Richard Heinberg, éditions Demi-Lune, 2012), ou sur la « prospérité sans croissance » (Tim Jackson, j’en ai déjà parlé http://tinyurl.com/8eoy5yw), ils n’ont droit qu’à un succès limité, dans des réseaux dominés. Mais quand un « vrai » économiste, de préférence américain, évoque, avec des hypothèses plus légères, l’épuisement éventuel des gains de productivité et de la croissance, en étant relayé par Martin Wolf dans Le Monde et dans le Financial Times, cela fait un buzz économique mondial. (lire la suite…)