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Quête nationale pour la mère et l’enfant, des associations « pro-vie » privées de dons ?

Cecile Edel , présidente de Choisir la Vie communique :  

2017-CNAFC-Affiche-Journée-pour-la-vie-A3"Déjà visées par le délit d'entrave numérique à l'IVG, certaines associations pro-vie subissent une "discrimination financière", suite à un contrôle renforcé de l'État sur l'affectation de la quête pour la mère et l'enfant.

Dimanche 28 mai, la quête pour la mère et l'enfant sera assurée, sous l'égide de l'UNAF (Union Nationale des Associations Familiales), au bénéfice des structures d'accueil de femmes enceintes et mères en détresse. Grâce à la mobilisation des Associations Familiales Catholiques (AFC), une vingtaine d'associations bénéficiera encore cette année des dons, mais plusieurs autres ont été rayées de la liste des bénéficiaires, considérées comme "non autorisées". Parmi elles, Mère de Miséricorde, La Maison Tom Pouce ou encore l'association Écoute femme enceinte 01 (diocèse de Bellay-Ars), s'ajoutent à l'antenne Choisir la Vie-Isère, déjà indésirable en 2016.

Un document de mars 2017, émanant du ministère des Familles, alors tenu par Mme Rossignol, fait clairement état d'un engagement de l'UNAF à "solliciter l'accord de l'État, en amont du reversement des sommes collectées, quant à la liste de leurs affectataires potentiels, garantissant ainsi la pleine inscription de cet appel dans les orientations partagées de l' État et de I'UNAF en matière de politique familiale et de droits des femmes." Ainsi, pour s'adapter à ce nouveau "droit de regard", l'UNAF avait enjoint, en janvier 2017, ses antennes départementales à "s'assurer du caractère non-polémique et neutre" des actions des bénéficiaires potentiels. Quelques mois plus tard, en avril dernier, le couperet est tombé et sept bénéficiaires au total n'ont pas été agréés.

Après l'adoption par le Parlement du délit d'entrave numérique à l'IVG, cet épisode manifeste plus clairement une volonté de contrôle, notamment sur les associations dites "pro-vie" et en particulier sur celles qui adoptent un positionnement ouvertement opposé à l'avortement.

Une collecte qui reste d'une grande utilité

Malgré ces signaux négatifs, la quête pour la mère et l'enfant sera bien assurée, le 28 mai. Elle permettra de soutenir dans leur mission le reste des associations concernées, qui réalisent un travail de terrain capital, offrant aux mères et à leur enfant en difficulté de réels moyens de construire un avenir. L'éviction de sept bénéficiaires est d'autant plus dommageable que les AFC insistent sur l'intérêt croissant du public pour la cause des femmes en difficulté et l'existence de structures d'écoute et d'accueil, avec des dons passés de 187 176 euros en 2015 à 190 547 en 2016. Ils sont récoltés par une quarantaine de fédérations AFC, pas seulement sous les porches des églises, mais aussi sur les marchés et dans des lieux publics.

Une action concrète dans le cadre de la Journée nationale pour la vie

Pour la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (CNAFC), comme pour ses partenaires (l'association "Choisir la Vie" et la famille missionnaire "L'Évangile de la Vie"), cette opération s'inscrit aussi dans le cadre de la 17ème journée nationale pour la vie. Cet axe, particulièrement adapté à la fête des mères, développé par l'Église de France depuis 2000, répond à un souhait clairement exprimé du saint pape Jean-Paul II, dans le contexte de la publication de son encyclique "L'Évangile de la vie" (1995). Témoigner de la grandeur de la maternité et de la valeur de la vie humaine : tel est l'objectif des multiples actions organisées le 28 mai : tenues de stand, expositions, veillées de prière, conférences… Autant d'occasions à ne pas manquer pour soutenir cette cause et les acteurs de terrain… Sachant que la quête pour la mère et l'enfant n'exclut nullement d'envoyer directement un chèque à l'une ou l'autre des associations "non autorisées" pour contribuer à son financement et  profiter d'un reçu fiscal (sur demande)."

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