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Biodiesel algal : la fin de l'OPEP et de Total ? A l'heure où les constructeurs automobiles dont l'allemand Mercedes envisage l'abandon total du pétrole d'ici 2015, l'augmentation du prix du baril de pétrole aura permis de développer les innovations.
La nouveauté vient d'Espagne au travers de la mise au point d'un brevet sur un catalyseur qui permet de transformer l'éthanol en hydrogène. Même si le procédé n'amène pas à une suppression de gaz à effet de serre et notamment de C02, la production en est bien moindre qu'à partir de carburants fossiles. L'éthanol est produit aujourd'hui à partir de la canne à sucre, le blé, le maïs ou encore la betterave. La hausse du prix des denrées est due non seulement à la hausse du coût des intrants (elle-même dépendante de la hausse du coût du pétrole), mais aussi à la production de bio-carburants qui en diminuent l'usage alimentaire.
De leur côté, les allemands s'intéresseraient à un procédé de fabrication d'hydrogène à partir de micro-algues.
Un biopétrole à 120 $ le baril
L'OPEP et les pays producteurs de pétrole ont dû souci à se faire. C'est des Etats-Unis que provient l'innovation la plus sérieuse. La société GreenFuel vient de passer au stade industriel la production d'un biopétrole qui s'utilise parfaitement dans les motorisations diesel classiques. Le procédé consiste à utiliser des diatomées, des algues unicellulaires. Après que l'on leur a injecté du CO2, elles produisent une huile végétale sous l'effet de la photosynthèse. Le rendement en huile est de 50 à 75% par rapport à la masse des algues utilisées. On est très au dessus des rendements obtenus à partir du colza et du palmier. 30 fois plus que le colza ! Pour produire du CO2, Greenfuel utilise du charbon, un autre combustible fossile. Mais on peut imaginer, avec ce procédé, recycler une bonne partie du CO2 produit au travers d'autres activités humaines.
Malgré un léger retard par rapport aux Etats-Unis, la France n'est pas en reste grâce au projet Shamash.
Baisse du prix du pétrole
Cette nouvelle serait-elle à l'origine de la dégringolade spectaculaire du prix du baril de pétrole ou faut-il y voir le spectre d'une récession mondiale de grande ampleur ? Toujours est-il que l'OPEP souhaiterait arrêter sa production. Faut-il y voir un simple effet d'annonce ? Le caractère spéculatif de la hausse, s'il ne faisait aucun doute, nous laisse cette fois-ci de quoi espérer quant au mouvement structurel de baisse sur le long terme des carburants. Et c'est tant mieux !
Source : un grand merci au Journal de Montaigne
Crédits photos : Céline & David @ Calgary, Ressources naturelles Canada
Autres éclairages
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- un grand, très grand bravo à MondeQuichange
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Militer rend sourd Jusque il y a environ deux ans, j'étais devenu pote avec un militant d'un parti d'extrême gauche (Lutte Ouvrière) qui vendait le journal du parti à la sortie du métro tous les jeudis soirs et qui habitait la cité en face de mon boulot, donc je le croisais souvent.
Je ne sais plus comment notre relation a commencé. Je lui ai probablement acheté son canard un soir de bonne humeur. Il aimait bien discuter politique avec moi. Il me sortait un tas d'informations, un tas de chiffres, sur le taux de chômage, les bénéfices des entreprises, celui cumulé des entreprises du CAC40, le salaire moyen des patrons, ?
J'ai d'ailleurs toujours eu beaucoup de respect pour les partis d'extrême gauche, s'ils ne faisaient pas beaucoup de bruit, pendant les campagnes, à propos des vrais chiffres, on n'en entendrait jamais parler, le PS ayant souvent trop peur de dire du mal du pognon.
A l'issue de ces discussions de quelques minutes, sur le trottoir, je le quittais pour qu'il puisse poursuivre sa vente de canards et j'avais le sentiment qu'il était satisfait, persuadé d'avoir convaincu quelqu'un, un gros cadre, avec une cravate, pas un vulgaire ouvrier en bleu (comme si le bulletin de vote d'un cadre était plus important...), de voter pour son parti ou plus exactement d'adhérer à ses thèse.
Il est d'ailleurs facile d'y adhérer : le montant des exonérations de charges diverses étant de l'ordre du montant cumulé des bénéfices des boites du CAC 40, il n'y a pas besoin d'avoir fait des études pour comprendre que quelque chose ne va pas dans le système. D'ailleurs, dès que j'obtiens des chiffres, je les balance dans le blog.
Nous étions d'accord sur le constat de la société et il était persuadé m'avoir convaincu. Pourtant, je ne pense pas que pendre Madame Parisot par les ovaires (je caricature, hein !) résoudra les problèmes de la société, il est probablement hors de question que je vote pour l'extrême gauche un jour.
Dans deux récents billets, je me suis pris la tête avec des militants de gauche (ce n'est pas grave, on est là pour ça dans les blogs !) et je me demande s'ils arrivent à écouter réellement les gens, lors des conversations ou dans les blogs et à comprendre ce qu'ils pensent réellement. J'en avais fait un rapide billet, en août, car le même sentiment m'était vu dans le crâne.
Je crois que la raison est simple. Comme ils adorent la politique, ils la connaissent bien. Quand ils discutent politique avec quelqu'un qui n'en a pas grand chose à cirer, au bistro, à la cafet, à la cantine, dans la rue, ? ils gagnent toujours les joutes verbales. Ils sont donc persuadés que les gens finissent par penser comme eux.
Comme mon militant d'extrême gauche. Parce que j'ai dit « oui, hein ! D'accord ! » à la fin de la conversation.
Ils feraient mieux d'aller au bistro (ou à la cantine...), d'orienter les gens vers la politique et d'écouter. Un des billets où je m'engueulais à ce sujet concernait l'Europe. Faites juste un test : promenez-vous dans des quartiers populaires et demandez aux gens comment s'appelle le Président de l'Europe ?



