Ligue 1 : Lyon confirme à Rennes, Nice n’y arrive pas



Lyon a fait le plein de points sur les deux premières journées du championnat grâce à sa victoire pleine de réalisme à Rennes (1-2), vendredi. Six points, six buts marqués, un seul encaissé, les chiffres résument la belle efficacité de Lyon qui reprend provisoirement la tête du championnat aux promus troyens forts de leurs 4 unités après avoir surpris Nice (1-2) un peu plus tôt. Rennes, qui n’avait ramené qu’un point de son déplacement dans l’Aube en ouverture du championnat, est pour le moment 12e.

Les statistiques du match – 17 tirs dont 7 cadrés pour Lyon contre 17 et 4 pour Rennes – et la physionomie rendent ce succès assez logique, mais on ne peut pourtant pas dire que les hommes de Bruno Genesio aient rendu une copie des plus flatteuses. Bien aidé par des Bretons complètement à côté du sujet pendant vingt minutes, Lyon s’est installé tranquillement dans ce match, imposant un gros pressing à son hôte. Mais les Gones ont beaucoup trop compté sur le talent individuel dont ils disposent pour faire la différence dans les trente derniers mètres, affichant pour le reste un jeu collectif peu tranchant et pour tout dire parfois brouillon.

Déjà trois buts pour Mariano Diaz

Malgré deux sauvetages sur la ligne en première période par Joris Gnagnon (8e) et Mexer (39e), ou une frappe de Nabil Fekir bien repoussée par Abdoulaye Diallo (42e), il leur a fallu attendre un coup-franc généreux et une faute de main du gardien international sénégalais pour voir Memphis Depay ouvrir le score (0-1, 58e). Le deuxième but, de Mariano, d’une tête après un centre parfait de Fekir, pour sa troisième réalisation de la saison, a semblé tuer le match (0-2, 75e). Mais Rennes a réussi à se relancer grâce à un coup-franc très joliment enveloppé par le milieu défensif Benjamin Bourigeaud (1-2, 86e) dans la lucarne gauche d’Anthony Lopes.

Les Bretons peuvent regretter d’avoir laissé filer des occasions en fin de première période et de ne pas avoir bousculé davantage une défense lyonnaise pas toujours rassurante. Ils regretteront tout particulièrement que la frappe, enroulée superbement du gauche par Faitout Maouassa, ait été détournée de sa lucarne droite par la main opposée de Lopes (34e). Malgré ce succès, Lyon devra sans doute hausser son niveau de jeu pour la réception de Bordeaux la semaine prochaine, alors que Christian Gourcuff a pu mesurer, de son côté, l’ampleur du chantier qu’il reste encore à mener pour faire de Rennes une équipe plus ambitieuse.

Nice n’y arrive pas

L’OGC Nice, déjà battu samedi à Saint-Etienne, s’est fait doucher (1-2) par le promu Troyes, calme sous la domination adverse et efficace sur ses rares ballons de contre, vendredi à l’Allianz Riviera, lors de la 2e journée de Ligue 1. Pourtant avec l’assurance conquise dans la double confrontation avec l’Ajax Amsterdam dans la course à la Ligue des champions, avec ce jeu de passe rôdé depuis des mois, Nice, 3e du championnat la saison dernière, a mis du rythme dans l’entame et le ballon hors de portée des Troyens.

Il a longtemps manqué un petit quelque chose dans l’avant-dernière ou la dernière passe aux Azuréens pour ne pas truster le ballon de manière stérile. Un domaine où Mario Balotelli et Wesley Sneijder, recruté de frais en début de semaine, les auraient aidés. Mais l’attaquant transalpin et le meneur de jeu néerlandais étaient dans la tribune, lancés d’une course contre la montre pour revenir à niveau après une blessure pour le premier et des vacances forcées trop longues pour son ex-partenaire à l’Inter Milan. Bassem Srarfi trop individualiste (11e), Allan Saint-Maximin très en vue en début de match mais battu par Mamadou Samassa (18e) et Alassane Plea dont la frappe passait d’un rien à côté après une nouvelle passe ratée de Mathieu Deplagne (35e): Nice se maintenait sous la menace d’un Estac adroit et lucide en contre.

Il le démontrait d’ailleurs peu après la pause sur un long ballon lancé de son camp par l’inoxydable Benjamin Nivet que son avant-centre malien Adama Niane à la lutte avec Dante poussait devant un Yoan Cardinale trop avancé (53e). Douchés par un orage soudain et par ce but, les Aiglons croyaient se remettre dans le bon sens sur le penalty converti pour l’égalisation par l’attaquant Plea à 1 partout (63e). Mais, une belle action collective champenoise initiée par Stéphane Darbion et parachevée par le milieu offensif Saîf Khaoui (1-2, 85e), entré en jeu peu avant, renvoyait sèchement les Niçois à la réalité de la Ligue 1.



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