La nouvelle ère de Chassepierre



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Entretien>Marie Baudet

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Arts et Expos

Les 19 et 20 août, les nomades professionnels envahissent le village gaumais pour le 44e Festival des arts de la rue. Tradition et innovation s’y bousculent. Mais, en amont, deux compagnies y ont peaufiné leur création. Les Français des Commandos Percus, et les Belges des Chaussons rouges. Sous la houlette de Charlotte Charles-Heep depuis l’édition 2015, Chassepierre est entré dans une nouvelle ère.

Renverser les codes pour créer dans le paysage

De 200 habitants, le village gaumais passe, le temps d’un week-end, à 30 000 visiteurs. Mathématiquement étourdissant, le succès du Festival de Chassepierre est surtout un pari à regagner chaque été, depuis 44 ans.

Lorsqu’elle est arrivée à la direction de l’institution, en septembre 2014, Charlotte Charles-Heep en avait assuré la direction adjointe, aux côtés de son prédécesseur Alain Schmitz, depuis 2012. Mais cette native de Sedan, dans les Ardennes françaises, fréquentait le Festival de Chassepierre, de l’autre côté de la frontière, depuis l’âge de trois ans. « Chassepierre, dit-elle, c’est particulier. C’est une ambiance, un esprit, qu’il faut apprivoiser. » Un vrai travail de passation s’est accompli avec la jeune femme, qui mise sur la continuité, sans exclure le changement.

L’axe neuf sur lequel elle planche se situe « en amont ». Avec notamment des résidences. Et le vendredi soir « qui pourrait devenir, dans cinq ou dix ans, l’ouverture officielle ». Car globalement, « le Festival ne peut plus grossir, à moins de sortir de Chassepierre »

Les résidences donc. Elles s’inscrivent dans la lignée de la nouveauté de 2015, quand le festival a acheté un entrepôt à Chassepierre, pour en faire d’abord un lieu de stockage : l’équivalent de dix semi-remorques arrive pour le festival, avec du matériel en tout genre, des planchers de scène aux équipements de sonorisation, des barrières Nadar aux groupes électrogènes.



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