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Social media: limites temporaires et quelques perspectives
Michael Arrington, le patron de TechCrunch, constate les limites des médias sociaux tels que nous les connaissons aujourd’hui. Il affirme que nous en sommes encore à la préhistoire (quelque chose qui ressemblerait à l’état des moteurs de recherche avant Google: beaucoup de bruit pour peu d’info). Heureusement, Mashable nous ouvre quelques perspectives en matière d’éducation.Arrington se plaint de ne pas parvenir à coordonner tous les médias sociaux auxquels il est connecté. Sans prétendre détenir la réponse il annonce, ce qui n’engage pas à grand chose, l’avènement d’une nouvelle start-up (ou le coup de génie des employés d’une grosse boîte) qui devrait, un jour, nous permettre de mettre de l’ordre dans tout cela.
Le seul intérêt de cette réflexion est qu’elle invite, sans le dire, à être patient avec ce qui nous énerve avec Twitter, Facebook, LinkedIn et les autres et à persister dans leur utilisation. Patience.
Se fondant sur quelques exemples concrets, Greg Ferenstein de Mashable, montre, par contre, que les jeux éducatifs sont sur le point de bouleverser l’enseignement par les livres .
Il y a la simulation qui met les enfants (ou, dans un des exemples, les gardes frontières canadiens) en face de situations concrètes mais dans des mondes virtuels comme Second Life.
Le plus intéressant est apparemment l’introduction des réseaux sociaux (ce que fait Quest2Learn , par exemple) qui les invite à collaborer pour résoudre des problèmes.
Un des axes consiste à les faire réfléchir concrètement sur la question de savoir “comment un système fonctionne à l’intérieur d’un système plus grand” pour les aider à développer leur esprit critique.
Excellente piste.
Pour ma part, je suis peu tolérant face à l’état “primitif” des réseaux sociaux avec, comme circonstance aggravante, que je crois comprendre leur importance et leur potentiel.
Vous en êtes où vous, sur ce coup. Côté Arrington ou côté Ferenstein?
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Cyberguerre: ça n’est pas une affaire de “nations”, mais alors?
Le patron de l’Union Internationale des Télécommunications vient de lancer à Davos un appel pour le contrôle des activités criminelles et des menaces de guerre sur l’internet . Gentil, mais pas facile à mettre en place et potentiellement dangereux.Constatant (à juste titre) que “une cyberguerre serait pire qu’un tsunami”, Hamadoun Touré a invité à la signature d’un accord international qui “ressemblerait à un traité de paix avant une guerre”. Il s’agirait, pour les pays signataires, de s’engager à ne pas cybertirer les premiers.
Renchérissant sur le même thème, Craig Mundie, responsable de la recherche et de la stratégie pour Microsoft, a déclaré qu’il faudrait une sorte “d’Organisation Mondiale de la Santé pour l’internet”. Il en a profité pour demander un permis de cyberconduire (je sais j’exagère avec l’usage du préfixe? mais c’est juste pour aujourd’hui) pour les internautes.
Trois observations:
>> La plus évidente nous vient de Bruce Sterling, auteur de science-fiction, chroniqueur de Wired et conseiller du Pentagone pour tous ces trucs: arrêtez de vous faire plaisir, dit-il en substance, il n’y a pas de communauté des cybernations et les cyberattaques ne laissent jamais de cybertraces “nationales” (remarquons qu’ils ne sont pas les seuls).
>> Ça n’est pas une question de “nations unies” poursuit-il mais de société civile or nous n’avons pas de “société civile globale”:
Heads of state can sign peace treaties, but crooks and spooks can?t sign any peace treaties. Mayhem like cyberwar is a job for cops and civil society, but we have no global cops and no global civil society, and no appetite to create those things. So we?re all getting our asses royally kicked by bandits.
>> La demande de permis de conduire s’explique par le fait qu’il ne peut y avoir de sécurité sur le net (et encore) que si on met un terme à l’anonymat . Bonne question, mais cela fait aussi partie des guerres menées contre l’internet lui-même, en tous cas? tel que nous le connaissons.
Mais le problème est vraiment compliqué. D’où au moins ces deux questions:
Comment gérer/administrer notre société civile translocale (ce terme rend mieux compte pour moi de la réalité de la mondialité)? (Et le faut-il?) (ceux qui sont le plus curieux peuvent toujours consulter cet essai que j’ai écrit en 2004 avec John Arquilla pour le Nautilus Institute )
Seriez-vous partisan d’un permis de conduire obligatoire (ou d’une carte d’identité) pour internautes?
[J’ai trouvé l’image sur un blog de Microsoft ]
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