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15 secondes de violence gratuite 

Ça ne se fait plus trop, mais, plus que les gags en eux mêmes, j’ai toujours eu un faible pour les dessins sous-titrés “sans légende”
Dans la rubrique “ça n’a rien à voir”, Pénélope Bagieu a lancé hier un blog/bd sponsorisé par Orange qui permettra, fin décembre, de verser à la Croix-Rouge Française une somme proportionnelle au nombre de visiteurs total. En résumé, il le faut le visiter quotidiennement et, pour ceux qui tiennent un site internet (média/blog/site généraliste), n’hésitez pas à parler et faire parler de cette initiative inédite. http://www.monbeausapin.org/
Toujours dans la rubrique “ça n’a rien à voir”, les éditions Diantre! organisent ce soir une expo dédicace à l’occasion du lancement de leurs derniers albums parmi lesquels “Les instits n’aiment pas l’école “. Malheureusement, comme j’enseigne à 500 km de là et que je ne pouvais pas manquer (surtout pour défendre un livre sur l’école), je ne serai pas présent. Il y aura quand même quelques planches de l’album visibles sur place (et d’autres auteurs formidables). Plus d’information à cette adresse .
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La mort annoncée des réseaux d’aide 

Fin septembre, Xavier Darcos a annoncé la suppression de 3 000 des 11 000 postes que compte le réseau d’aides spécialisées pour les élèves en difficulté du primaire. (RASED)
Il s’agit de psychologues et de maîtres qui ont suivi une formation plus pointue (quand celle-ci est possible, beaucoup d’enseignants non-habilités faisant malheureusement “fonction”) pour intervenir durant le temps scolaire auprès d’élèves en échec.
Un enseignant chargé d’une classe comptant parfois 30 élèves durant 6 heures, ne peut consacrer à chacun de ses élèves qu’une poignée de minutes par jour (2 ou 3 si l’on décompte le temps d’organisation, des récrés, des corrections, des leçons collectives…). La venue d’un maître “E” ou “G”, spécialisés pour les difficultés d’apprentissages ou d’adaptation qui prend quelques élèves, en petit groupe, apporte de ce fait un soutien pour l’enseignant mais surtout une aide indispensable aux enfants dont l’efficacité, malgré la suppression de 3 000 postes, n’est absolument pas remise en cause.Selon le ministère, les deux heures hebdomadaires d’aide individualisée aux élèves en difficulté, instaurées grâce à la suppression des cours du samedi matin et dispensées par les maîtres, souvent après 16h30, rendraient inutile l’intervention des Rased. C’est oublier un peu rapidement la spécialisation des enseignants du Rased, dont la formation est beaucoup plus riche (et onéreuse) et l’impact d’une intervention sur le temps scolaire, aux heures où les enfants sont les plus réceptifs.
C’est remplacer une aide essentielle par un service minimum.

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