10e dimanche après la Pentecôte


Dum clamárem ad Dóminum, exaudívit vocem meam, ab his, qui appropínquant mihi : et humiliávit eos, qui est ante sǽcula et manet in ætérnum : jacta cogitátum tuum in Dómino, et ipse te enútriet.

Lorsque je criais vers le Seigneur, il a exaucé ma voix, me mettant à l’abri de ceux qui m’assiégeaient. Il les a humiliés, lui qui est avant tous les siècles et demeure à jamais. Jetez vos préoccupations aux mains du Seigneur, et lui-même vous nourrira.

Le texte de l’antienne d’introït de ce dimanche est une libre adaptation de formules du psaume 54, prises dans les versets 17-23, en mélangeant diverses versions, puisque « exaudivit » vient du psautier romain qui suit le texte grec (la Vulgate, manifestement corrigée d’après l’hébreu par saint Jérôme, a « salvabit » – sauvera, et non a exaucé), mais que le psautier romain a « appropriant » alors que la Vulgate, et avant elle celle de saint Augustin et celle de saint Hilaire, ont « appropinquant ». Pour la dernière phrase, la grande majorité des anciennes versions (dont le psautier romain) a « cogitatum », comme notre antienne, mais saint Augustin avait déjà « curam », comme la Vulgate. On constate aussi que le premier mot ne figure dans aucune version du psaume, et que si l’on chante « dum », le missel dit « cum »…

Le chant est un chant de victoire contre les ennemis, avec cette magnifique montée sur… humiliavit : le Seigneur les a humiliés et je m’en félicite avec une joie triomphante (on se demande comment dom Pius Parsch pouvait le trouver « triste »…), et la fin est un acte de confiance absolue en Dieu, s’abîmant dans la contemplation.

10th Sunday after Pentecost: Introit from Corpus Christi Watershed on Vimeo.



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